Ne me jugez pas... J'ai la trouille !

 

Vous ne le savez pas encore mais j’ai écrit un livre qui va bientôt être publié. Eh bien, même pas peur !

 

Vous le savez peut-être, je commence à écrire quelques articles et à chaque fois que je publie, je tremble

 

Pourquoi ? Un livre, c’est quand même vachement plus impliquant qu’un article, non ?

 

Et bien le livre, nous l’avons écrit à deux avec Dephine Luginbuhl et à force d’y travailler, d’avoir les encouragements de notre super éditrice, d’en parler autour de nous, nous n’avons plus du tout peur de l’échec, nous sommes deux, c’est peut-être plus facile…

 

J’ai beaucoup réfléchi à cette angoisse (ce n’est pas non plus la grosse angoisse, il ne faut pas exagérer, rassurez-vous !) dont je pensais qu’il s’agissait d’une peur de l’échec. Mais cette petite voix obsédante dans ma tête me laissait entendre qu’il y avait autre chose… A force d’introspection, j’ai trouvé : quand il s’agit de publier un article, je me sens sous le feu des projecteurs, seule, à la merci de votre jugement et cela me fait peur !

 

Mais je me soigne et voici comment :

 

 

 1)     J’identifie ce qui me fait vraiment peur

 

 J’arrête de me dire que c’est ridicule, qu’il faut que je pense à autre chose. Non, je m’octroie le droit d’avoir peur, n’essaie pas de l’étouffer mais plutôt de la comprendre !

 

Il existe plein de peurs : celle de l’échec, du jugement, de ne pas être aimé, du changement… Et pour mieux combattre son ennemi, autant le connaître.

 

La peur est normale, elle nous évite de faire des bêtises mais elle ne doit pas nous paralyser parce-que comme le disent nos amis anglo-saxons : « No risk, no gain »

 

 

 2)     Je purge : si la peur du jugement naît de la confrontation à l’autre, j’ai la conviction qu’elle croît dans la solitude et l’isolement.

 

Une manière de combattre cette peur, c’est d’en parler et croyez-moi, je ne me suis pas privée. Je fais même plus, j’utilise l’écriture en guise de catharsis...

 

Je me rappelle cette anecdote qui me fait dire que ma peur ne date pas d’hier et comment en parler m’avait aidée : à la veille de mes concours, je me confiais à ma mère en lui disant combien je paniquais. Au bout de quelques instants, ma mère m’expliquait que « j’avais le droit de rater, que je serais toujours la même personne, et qu’elle m’aimerait toujours, le cas échéant (et échouant) ». En quelques mots, ma peur d’être jugée par ceux que j’aime s’en était allée…

 

 

 3)     J’utilise une technique de fuite en avant… seulement à bon escient !

 

 Je conseille rarement la fuite, mais parfois, je vous l’avoue, c’est bien pratique.

 

Devant mon clavier, au moment de publier, cette petite voix dans ma tête est de retour et je commence à douter.

 

A ce moment-là, je sais que cette peur est irraisonnée, alors je me lance un défi. Je compte jusqu’à 3 : « 1, 2, 3 »  et je clique. Trop tard, c’est fait, c’est publié, je respire, je suis contente… et même excitée à l’idée de poursuivre les échanges !

 

 

 

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